10 novembre 2009
347] Et la sécurité à Lausanne ?
Sécurité lundi9 novembre 2009
«La police n’est pas seulement le bras armé de l’Etat mais surtout un service public»
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Marc Vuilleumier. «Le recrutement de dix nouveaux policiers pour mener la vie dure aux dealers dans la rue est une mesure répressive et je l’assume». (Daniel Winteregg)

Marc Vuilleumier, responsable de la Police et des sport à Lausanne, défend une approche de la sécurité tournée vers les besoins des citoyens. Le partenariat et le dialogue sont au cœur de son action
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Marc Vuilleumier dirige la Police et les sports lausannois depuis 2006. Le popiste vient de proposer l’engagement de dix agents supplémentaires pour lutter contre le trafic de drogue dans les rues de la capitale vaudoise. C’est l’occasion de l’interroger plus largement sur sa vision de la sécurité publique.
Le Temps: La sécurité est un thème qui embarrasse la gauche. Comment conciliez-vous votre responsabilité de directeur de la police lausannoise et une certaine difficulté à empoigner la question par les partis qui gouvernent la ville, dont le vôtre, le POP?
Marc Vuilleumier: Le recrutement de dix nouveaux policiers pour mener la vie dure aux dealers dans la rue est une mesure répressive et je l’assume. Même si dans mon parti les réactions sont contrastées. En revanche, cette mesure prise isolément n’est pas suffisante. Il faut qu’elle s’intègre dans un dispositif plus vaste. Celui notamment des quatre piliers de la politique de la drogue appliquée en Suisse. Donc prévention, thérapie, réduction des risques et bien entendu répression. A gauche, on a certes tendance à vouloir comprendre la situation des gens, à remettre dans des contextes plus larges les comportements des individus. Mais cela ne veut pas dire que nous renonçons à combattre les actes illicites.