Blog sur l'actualité du député Olivier Jornot

Blog d'infomation sur l'actualité du député libéral genevois Olivier Jornot.

14 novembre 2009

352] Qui sera en charge du Département de la police dès janvier 2010 ?

Qui voudra le Département maudit de la police?

logo_TDGElections | Genève a mal à sa police, mais les conseillers d’Etat sortants ne semblent pas vraiment prêts à relever le défi. Les femmes candidates les mieux placées pour être élues n’ont, elles, pas le profil idéal pour le poste. Si les outsiders UDC et MCG revendiquent ce département, leurs chances d’être élus sont minimes.

© laurent guiraud/2009 | Les «victimes» de Justice et Police. Le socialiste Bernard Ziegler n’a pas été réélu en 1993 (gouvernement monocolore). Gérard Ramseyer a tenu huit ans. Il succombe à cause, notamment, des Offices des poursuites. Micheline Spoerri, elle, est éjectée après quatre ans et un G8 traumatisant. Laurent Moutinot ne se représente pas cette année, mais a été très critiqué.

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MARC MOULIN | 14.11.2009 |

Qui sera ministre de la Police genevoise après le départ de Laurent Moutinot en décembre? La question est sensible, alors que la sécurité a dominé la campagne pour le Conseil d’Etat. Mais si le thème est sur toutes les lèvres, on ne se presse pas au portillon pour reprendre le Département des institutions, ni parmi les magistrats sortants ni parmi les prétendantes – ce sont des femmes – les mieux parties pour les rejoindre. «Cela m’a frappé et m’offre une voie royale pour être élu», fanfaronne Eric Stauffer, candidat MCG.
La gestion sécuritaire du socialiste Laurent Moutinot a été décriée par la droite, toutes tendances confondues. Il semblerait donc naturel que le camp bourgeois s’empare du dossier. Or, seuls des outsiders comme Eric Stauffer ou Yves Nidegger (UDC) se profilent nettement pour s’en saisir. Mais leur élection à l’Exécutif constituerait plutôt une surprise, leurs partis respectifs étant dépourvus d’alliance.

Dur pour une femme
«L’Entente fait tout un foin sur la sécurité mais n’a pas vraiment de candidat pour la revendiquer», note la candidate Verte Michèle Künzler. Elle-même ne rechignerait pas à la tâche, précise qu’elle a été juge assesseur, mais se sent plus apte pour le logement et l’aménagement – un domaine, lui, fort convoité. «La police, ce n’est pas évident pour une femme», lâche encore l’écologiste. Surtout pour des nouvelles venues, ajoutera-t-on.
La socialiste Véronique Pürro, elle, s’est aventurée en début de campagne sur le thème sécuritaire. Elle semblait prête à reprendre le témoin de son camarade de parti Laurent Moutinot et à poursuivre ses réformes. «Elle ne revendiquait pas le département, mais démontrait que la gauche peut être offensive sur le sujet», précise René Longet, président du PS. «C’était maladroit de sa part, juge Fabiano Forte, président du PDC. Elle aurait dû se démarquer de Moutinot, comme elle l’a fait plus tard en critiquant le recours aux vigiles privés des Pâquis.»
Ce faux départ fut une erreur stratégique, même selon des socialistes: la sécurité est une peau de banane pour la gauche dans un contexte électoral. La candidate vise aujourd’hui les affaires sociales et juge leur titulaire actuel, le radical François Longchamp, parfait pour s’occuper de la police. «On a l’air d’accréditer que seul notre magistrat peut gérer ce dossier chaud», sourit Hugues Hiltpold, président des radicaux genevois. Mais pour lui, l’attribution des départements incombe au seul gouvernement. René Longet pense de même: la sécurité sera une responsabilité
collective de l’Exécutif, que chaque membre devrait pouvoir assumer. Des positions proches de celles que François Longchamp a toujours tenues. Le sortant est d’ailleurs le seul à s’abstenir de revendiquer un dicastère. Beaucoup pensent donc à lui.

Longchamp ou Rochat?
Aux yeux d’Eric Stauffer, François Longchamp serait le sortant le plus apte à se charger du dossier. Mais le candidat MCG relève que les radicaux n’ont pas laissé de bons souvenirs à la maréchaussée. Le parti a cependant fait de la détention administrative un thème majeur de sa campagne. «Mais il faut détenir la majorité pour mener une politique», glisse Hugues Hiltpold. Le ministre radical est juriste, habile réformateur, note-t-on. Mais a-t-il la fibre humaine pour susciter l’adhésion de la base de la police? Pas sûr, glissent les sceptiques. Stauffer estime être le seul à bénéficier de la confiance de la profession.
Des regards se tournent vers Isabel Rochat: la libérale est adjointe au commissariat à la déontologie de la police mais se montre surtout prolixe sur les communes, le transport et l’aménagement. La Thônésienne a toutefois tourné un clip lors de la prestation de serment des nouveaux gendarmes. Hasard? Sûrement pas. Selon le président de son parti, «la droite doit absolument reprendre les Institutions, si elle redevient majoritaire». Ce qui implique l’élection d’Isabel Rochat. Et Michel Halpérin d’admettre que «ce n’est pas forcément un département qui fait envie». Allusion aux magistrats successifs qui s’y sont cassé les dents, de Gérard Ramseyer à Laurent Moutinot en passant par Micheline Spoerri. Vous avez dit patate chaude? Si ce scénario se concrétise, Isabel Rochat devra rattraper très vite son inexpérience en politique cantonale.

source : www.tdg.ch du 14 novembre 2009 par Marc Moulin

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13 novembre 2009

351] Le PLR est contre l'initiative anti-minarets

11:38 13.11.2009

L'initiative anti-minarets "inefficace et dangereuse", juge le PLR

L'initiative populaire contre la construction de minarets, en votation le 29 novembre, est "inutile, inefficace et dangereuse", a répété le PLR. Pour son président Fulvio Pelli, elle n'a qu'un but "publicitaire" puisqu'elle n'apporte aucune réponse aux vrais problèmes.

 

 

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Photo : Keystone
Fulvio Pelli (archives)

Le conseiller national tessinois estime que le message politique qui sous-tend le texte lancé par des représentants de l'UDC et de l'Union démocratique fédérale (UDF) rate sa cible. Il n'est pas la solution pour lutter contre l'intégrisme et renforcer la sécurité, a-t-il relevé.

 

Son collègue genevois Hugues Hiltpold a souligné l'importance d'intégrer au lieu d'exclure. Et de rappeler que les conditions légales encadrant la construction des minarets resteront les mêmes qu'aujourd'hui si le peuple rejette l'initiative. "Il n'y aura pas une foison de minarets."

 

Le PLR a entamé la deuxième phase de sa campagne pour le "non" en publiant une nouvelle série d'annonces placées sous le slogan "Certains s'agitent, d'autres agissent". Le parti y énumère trois exigences: renvoyer les "prédicateurs de haine", mieux surveiller les fondamentalistes et établir des "règles claires et identiques pour tous basées sur notre culture occidentale".

(ats)

source : www.bluewin.ch du 13.11.2009 par (ats)


Lien : "Infrarouge" du 11 novembre 2009 :

"Interdire les minarets, la paix religieuse en péril"

http://infrarouge.tsr.ch/

 

 



 

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349] 220 policiers va falloir les recruter !

220 policiers en plus. Mais qui est volontaire?

SÉCURITÉ | La police veut engager, mais elle peine à recruter.

 

© Olivier Vogelsang | Prestation de serment de nouveaux policiers. Pour augmenter le bassin de recrutement, le Grand Conseil a accepté, il y a une année, une motion qui proposait l’engagement de permis C. Aujourd’hui, seuls les étrangers en voie de naturalisation peuvent postuler.

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CHRISTIAN BERNET | 12.11.2009 | 00:06

«J’ai besoin de 220 policiers supplémentaires.» Monica Bonfanti, la cheffe de la police, l’a déclaré dans nos colonnes mardi. Sa requête sera entendue. Le climat s’y prête. Pour assurer la sécurité, le monde politique est acquis à l’augmentation des effectifs. Mais de la parole aux actes, il y a un fossé.

Idéalement, selon Monica Bonfanti, il faudrait 960 gendarmes (790 aujourd’hui) et 350 inspecteurs de police judiciaire (300 aujourd’hui). Mais la police peine à recruter des aspirants. Cet automne, pour la première fois, l’école de gendarmerie a fait le plein. Mais un spécialiste le reconnaissait cet été: «La police ne serait pas capable de recruter et de former des bataillons supplémentaires de policiers.»

Le problème n’est pas financier. L’effectif légal, et donc budgétaire, est déjà supérieur à l’effectif réel. Le conseiller d’Etat Laurent Moutinot a réduit certains obstacles, comme la taille ou le poids des aspirants. Sans grand effet. Plus efficace: la suppression de la dictée, qui faisait trébucher beaucoup de candidats. Elle a été remplacée par un exercice de rédaction, moins sélectif.

Pour augmenter le bassin de recrutement, le Grand Conseil a accepté, il y a une année, une motion qui proposait l’engagement de permis C. Aujourd’hui, seuls les étrangers en voie de naturalisation peuvent postuler. Laurent Moutinot s’est dit «ouvert» à la mesure, en rappelant qu’au XIXe siècle, 25% des policiers genevois étaient étrangers. La cheffe de la police y est aussi favorable. Mais rien n’a bougé. Les résistances internes sont trop fortes.

L’exemple bâlois

Ailleurs en Suisse, plusieurs cantons engagent des permis C. Comme Schwytz et Bâle-Ville. «La plupart des permis C finissent par se naturaliser, mais ce n’est pas une obligation», explique Klaus Mannhart, porte-parole de la police bâloise. Seules conditions à remplir: être bien intégré et parler le bon allemand. «Certains le parlent avec l’accent français, d’autres ne parlent pas le dialecte. Nous avons des Sud-Américains et un Afghan. Cela ne pose aucun problème.» A Genève, on en est loin.

La police a amélioré son marketing en faveur des jeunes candidats. «Chaque mois, nous organisons deux événements pour le recrutement, comme des stages d’immersion ou des journées portes ouvertes», déclare Patrick Pulh, porte-parole, qui assure qu’un nouveau concept de recrutement est en préparation.

Est-ce suffisant? Membre de la Commission judiciaire, le député libéral Olivier Jornot constate que «le département ne nous a jamais présenté un plan de mesures global pour résoudre ce problème. La cheffe de la police non plus». Combien de temps faudra-t-il pour engager 200 policiers supplémentaires? Impossible de répondre. Avec la réorganisation attendue et l’âge de la retraite repoussé, on nage en pleine incertitude.

source : www.tdg.ch du 12.11.2009 par Christian Bernet

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10 novembre 2009

348] 11 acteurs dans un mauvais polar ... !

logo_le_MatinElections genevoises

11 acteurs, mais la pièce est mauvaise

Image © Christian Bonzon

Les Genevois élisent dimanche leurs sept conseillers d’Etat. Cinq des sortants se représentent. Avec trois candidates en lice, les femmes devraient faire leur retour au gouvernement.

  • Pourquoi l'élection du Conseil d'Etat ce dimanche ressemble-t-elle à un mauvais polar?

Réponse en cinq points.

Mathieu Cupelin - le 09 novembre 2009, 22h04
Le Matin

Genève, son jet d'eau, ses bouchons, ses blocages, sa pénurie de logements et ses quartiers accueillants pour les dealers et les voleurs de rue. Ce tableau va-t-il vraiment changer sous l'impulsion du nouveau gouvernement qui sortira des urnes dimanche prochain? Il ne faut pas s'attendre à une révolution. Cinq des sept conseillers d'Etat sortants se représentent. Et ils se sont si bien serré les coudes qu'ils devraient être réélus dans un fauteuil. Six autres prétendants sérieux sont en lice pour les deux sièges restants: l'écologiste Michèle Künzler, la socialiste Véronique Pürro, la libérale Isabel Rochat, l'UDC Yves Nidegger et le duo du Mouvement citoyens genevois (MCG), Mauro Poggia et Eric Stauffer. «Le Matin» décortique les mécanismes d'une mauvaise comédie.

Parce que les acteurs récitent leur texte

Seule la présence d'Eric Stauffer dans la course au Conseil d'Etat évite l'assoupissement complet des partis traditionnels. Ces derniers, surpris par le raz de marée MCG à l'élection du Grand Conseil le mois dernier, ont dû se résoudre à évoquer les thèmes chers au tribun populiste: sécurité et frontaliers.

Et, sur ces points, bon nombre d'observateurs ont été déçus par les débats entre les candidats. Notamment sur le thème de la sécurité, où la force de proposition de certains s'est limitée à proférer la nécessité d'appliquer les lois en vigueur.

Le manque d'ambition des uns et des autres a aussi été relevé. Les candidats de l'Entente (PDC, radicaux et libéraux) osent à peine revendiquer la majorité perdue il y a quatre ans. Et ils ne se bousculent pas pour briguer le Département de police et justice. «Que l'Entente ne revendique pas plus clairement ce département-clé est aberrant», se désole un élu radical. De son côté, l'Alternative (PS et Verts) se fait discrète, tremblant de commettre des bourdes et de perdre son quatrième siège.

Parce qu'il n'y a pas de véritable suspense

Le leader du MCG y croit dur comme fer: il sera élu, en drainant les voix de son parti et en ratissant largement à droite, mais aussi à gauche grâce à son colistier Mauro Poggia. En réalité, à cause du système électoral genevois à un tour, aujourd'hui remis en cause par certains, un candidat qui ne figure pas sur le ticket de l'Entente ou de l'Alternative n'a mathématiquement aucune chance de passer, explique un fonctionnaire.

Echaudés par le score du MCG au Grand Conseil, rares sont pourtant les représentants de la classe politique à oser énoncer clairement cette vérité. On joue plutôt à se faire peur et on appelle à la mobilisation contre Eric Stauffer. L'enjeu réel de l'élection est nettement moins captivant: «Il s'agit simplement de savoir laquelle des trois candidates présentées par l'Alternative et l'Entente ne passera pas», résume le journaliste Pascal Décaillet.

Parce que la pièce n'a pas le casting espéré

Timorés, les partis ont osé présenter deux candidats au maximum. Du coup, les électeurs n'ont guère de choix. Et il faut le dire: les candidatures féminines ne font pas vraiment rêver. La députée Michèle Künzler et la députée sortante Véronique Pürro doivent leur présence sur le ticket de l'Alternative à la parité hommes-femmes voulue par leurs partis. «Chez les Verts, le candidat naturel aurait été le conseiller national Antonio Hodgers», relève un politicien. Chez les socialistes, le magistrat de la Ville de Genève Manuel Tornare, très populaire, semblait mieux taillé pour le costume de conseiller d'Etat. Quant aux libéraux, ils se sont peut-être compliqué la tâche en choisissant de présenter la magistrate de Thônex Isabel Rochat, peu connue au niveau cantonal, plutôt que le député et ancien président du parti Olivier Jornot, plus profilé et plus médiatique. Pis: selon un avis assez largement partagé, les trois candidates n'ont pas vraiment brillé durant les débats. «Véronique Pürro a planté sa campagne en disant qu'elle voulait inscrire son action dans la continuité de Laurent Moutinot», rigole encore le même observateur. Isabel Rochat? «Difficile de penser quelque chose d'elle, note un élu radical. Elle a aligné les poncifs durant la campagne.» Michèle Künzler? «Elle a fait une campagne correcte, sans faute ni prise de risques, en se plaçant dans l'ombre de David Hiler.» Bref, pas de quoi faire délirer les foules.

Parce que le scénario tourne par moments à la farce

A la manière de Polichinelle, Eric Stauffer tape sur les tenants du pouvoir. Quitte à sortir de sa boîte quelques contrevérités pour asséner ses coups de matraque. Il a récemment réussi à défrayer la chronique en brandissant des chiffres fantoches pour dénoncer l'Etat qui recruterait des frontaliers à tour de bras. «Ses chiffres sont pour le moins approximatifs, mais Stauffer n'a pas commis d'erreur politique en les assénant, ça ne lui enlèvera aucune voix», estime Pascal Décaillet. A voir les réactions sur les blogs politiques et les sites des journaux, une bonne partie de l'électorat ne lui en tient en effet pas rigueur, convaincue que le MCG reste le seul parti à se préoccuper des «vrais problèmes» des Genevois.

Parce que le même vaudeville restera à l'affiche après l'élection

Au lieu de se livrer bataille comme on s'y attendrait, les cinq conseillers d'Etat sortants, pourtant tous issus de partis différents, se font des politesses et des courbettes. «Pour cette élection, la vraie coalition est celle des anciens, des bien assis. Ces messieurs sont si bien ensemble qu'ils se tiennent la barbichette plutôt que de se tirer dans les pattes. Je doute même qu'ils se réjouissent de l'arrivée de leurs colistières respectives», observe Pascal Décaillet. Avec des nouvelles arrivantes qui se contenteront de faire leurs classes tranquillement, à l'ombre de ces beaux messieurs en fleur, on voit mal par qui arriveraient les réformes demandées par les Genevois.

www.lematin.ch

source : www.lematin.ch du 09.11.2009 par Mathieu Cupelin

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348] Genève a besoin de 220 policiers supplémentaires

Monica Bonfanti: «J'ai besoin de 220 policiers supplémentaires» 

L'ÉVÉNEMENT | La cheffe de la police Monica Bonfanti défend son bilan. Elle annonce un poste de police renforcé aux Pâquis, avec un commissaire à sa tête.


© LAURENT GUIRAUD | Monica Bonfanti, cheffe de la police genevoise.

 

 

 

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ARTHUR GROSJEAN ET FEDELE MENDICINO | 10.11.2009 | 00:00

            

En mai, vous aviez promis de régler le problème de l’insécurité aux Pâquis d’ici à l’été. C’est raté, non?
Il y a un malentendu. Je voulais dire que d’ici à l’été nous aurions convaincu la population que la police était là et que les Pâquis n’étaient pas une zone de non-droit.

Même en cela c’est un échec, puisque le conseiller administratif Pierre Maudet a récemment dit que le quartier est une zone de non-droit…

Nous avons procédé à diverses opérations, dont sept opérations coups-de-poing cette année. Nous avons intensifié la présence policière, en particulier durant les Fêtes de Genève. On a régulièrement contrôlé des véhicules dans le quartier et interpellé les petits criminels pris en flagrant délit. Il faut maintenir une pression constante dans la limite de nos moyens.

La pression n’est pas constante puisqu’il y a toujours des dealers et des voleurs aux Pâquis.

On continue à avoir des problèmes aux Pâquis, je ne vais pas le cacher. Vous savez, on arrête les personnes, on les défère devant la justice, elles ressortent trop tôt et on peine à les renvoyer dans leur pays faute d’accord de réadmission que doit négocier Berne. Il n’y a donc pas de solutions
simplistes.

Que pensez-vous du fait que les habitants recourent à des agents de sécurité privée?

D’un côté, je regrette qu’on donne l’impression aux gens que le privé prend le pas sur la sécurité publique. Mais d’un autre côté, ce type de partenariat existe ailleurs. Par exemple au stade, lorsque les policiers travaillent avec des agents privés engagés par le club. Idem à l’aéroport où se côtoient des policiers de la sécurité internationale et des agents privés.

Vous allez créer un poste dit intégré aux Pâquis. De quoi s’agit-il?
D’ici à la mi-2010, des inspecteurs de la police judiciaire vont venir travailler au poste des Pâquis. Toute cette équipe sera dirigée par un commissaire.

Combien de policiers supplémentaires y aura-t-il?
Trop tôt pour le dire.

On aura donc trois inspecteurs de plus dans ce poste de quartier?

Non, je n’entends pas prendre une mesure homéopathique. Le but est de mettre l’accent sur la sécurité aux Pâquis. Par la présence d’inspecteurs qui connaîtront très bien le quartier, on pourra entre autres mieux remonter et démanteler les filières de la drogue. Et traquer le vol.

La grogne se fait déjà sentir chez les inspecteurs qui tiennent à travailler sur un même site, à l’Hôtel de police au boulevard Carl-Vogt…

Si on veut contenter tout le monde, on ne fait rien. Ce projet doit s’inscrire dans la durée et il n’a rien de cosmétique. Au-delà des tensions, nous devons nous adapter à l’évolution de la criminalité. Dans ce poste intégré, nous améliorerons aussi l’accueil des touristes qui viennent déposer une plainte au guichet. Il y a une vraie attente dans ce sens et le service est imparfait, notamment pour des questions de maîtrise des langues étrangères.

Quand un candidat au Conseil d’Etat promet de nettoyer Genève des dealers et des mendiants en 45 jours, vous réjouissez-vous ou rigolez-vous?

C’est difficilement réalisable dans le délai imparti. Eric Stauffer veut-il affecter tout le personnel de police, soit 1700 collaborateurs, pour traquer la
criminalité? Au-delà du chiffre, le candidat veut dire qu’il est possible d’agir. Qui vivra verra.

Laurent Moutinot, ministre en charge de la police, annonçait que les agents allaient s’en prendre aux consommateurs de drogue. Y a-t-il eu vraiment des opérations dans ce sens?

Non, mais dans le cadre de nos descentes de police, des acheteurs ont fatalement été arrêtés. Un des objectifs de ces descentes de police était la
déstabilisation du milieu des acheteurs.

Quel bilan de votre action tirez-vous après trois ans à la tête de la police?

Quand je suis arrivée, il y avait beaucoup de problèmes internes à résoudre. Il y a eu, par le passé, une succession de chefs et de conseillers d’Etat. Tout cela créait une instabilité à l’interne. Il a fallu trouver un fil conducteur dans l’institution. De plus, suite au G8, la police a été très critiquée et les cicatrices au sein du personnel étaient nombreuses. Aujourd’hui ça va mieux. Trois mois après ma venue, nous avons aussi restructuré un service de renseignement. Un outil essentiel dans le contexte international. Nous avons aussi instauré un vrai contrôle de nos finances, ce qui nous a permis d’économiser des millions. Il y a eu des événements que nous avons bien gérés, comme l’Euro 2008.

A en croire les chiffres de la criminalité, les vols et les agressions ont explosé, le bilan n’est pas bon.

(Dix secondes de silence). Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites. Les vols dans les véhicules ont baissé, comme les agressions sexuelles. Et le sentiment de sécurité a augmenté de 2004 à 2007, tout comme l’image de la police auprès de la population. Beaucoup de choses ont été faites. Cette année nous avons créé une task force cambriolage qui a conduit à l’arrestation de bandes de voleurs géorgiens; cela a permis de baisser le nombre de cambriolages de 40%. On réalise qu’il s’agit là d’une organisation mafieuse; c’est le plus grand gang que nous ayons eu à Genève depuis des années. Enfin, côté violences conjugales, on a considérablement amélioré notre système de détection du problème. De 350 cas dénoncés en 2007, nous sommes passés à 700 en 2008.

Combien de policiers supplémentaires vous faudrait-il pour assurer la sécurité à Genève?

Si je me réfère à la loi, j’ai besoin de 220 policiers en plus. Selon le minimum légal, nous avons 790 gendarmes à ce jour. Nous devrions en avoir, selon la loi, 960. La police judiciaire a 300 inspecteurs, il en faudrait 350. Le problème, c’est qu’on a tendance à croire que le policier doit tout faire: du social, de l’administratif, du répressif. Prenez l’introduction du système de sanctions pénales des jours-amende: cela occasionne, en raison des nouvelles données à collecter, entre vingt et trente minutes de travail en plus à chaque policier par arrestation. La construction d’une nouvelle prison crée un besoin accru de personnel de convoyage. Il faudrait que le policier puisse davantage se concentrer sur le travail de base qui est le sien.

Alors, en fait, ne savez-vous pas dire non?

Je vous réponds par un exemple. Si l’armée se retire des missions diplomatiques, on sait que la loi dit que c’est la police qui est garante de la sécurité dans ces institutions. Alors on ne peut pas refuser. Un certain nombre de tâches vont être peu à peu prises en charge par des assistants de sécurité, des personnes qui seront des auxiliaires de police avec un brevet fédéral.

Interview de Monica Bonfanti.

sera affiché ultérieurement

 

 


 

«Montrons aux jeunes des crash tests»

Cinq morts en moins d’une semaine sur les routes genevoises. Que peut faire la police pour arrêter le massacre?

Nous agissons tout au long de l’année, notamment par des contrôles le week-end. Mais aussi en particulier en novembre et décembre qui sont des mois durant lesquels ont lieu beaucoup de fêtes de fin d’année et de repas d’entreprise. Sinon, nous travaillons en permanence sur trois axes, prévention, dissuasion, répression, en nous focalisant sur des actions concrètes comme la lutte contre le mobile au volant, les cyclistes indisciplinés, les stationnements interdits et les excès de vitesse aux abords des écoles. D’ailleurs, selon les derniers chiffres, les dépassements sont encore fréquents à côté des préaux, c’est inacceptable.

N’allez-vous donc pas intensifier les opérations le week-end prochain?

On pourrait intensifier ce qui est déjà en place. Mais pour avoir des résultats valables sur la durée, la police ne doit pas toujours être dans la réaction. L’an dernier, lors de notre conférence de presse annuelle, nous avions peu parlé du phénomène des victimes de la route, car nous avions eu un nombre de morts très bas par rapport à 2007, mais nous avons poursuivi notre action. A ce jour, nous avons plus de victimes que l’an dernier et légèrement moins qu’en 2007, mais l’année n’est pas terminée. Ce que je peux dire, c’est que nous sommes très sensibles au trio: vitesse, jeunes, alcool. Par ailleurs, à Genève, la population diurne, et donc le trafic le week-end, est plus importante qu’ailleurs.

Faut-il retirer plus longtemps le permis aux jeunes conducteurs ou leur limiter l’accès à des voitures puissantes?

Je suis favorable à la première mesure. Pour ce qui est de la puissance des véhicules, je rappelle qu’on peut faire beaucoup de dégâts en roulant à 50 km/h. Je préconise donc plutôt une meilleure prévention; par exemple, durant l’apprentissage de la conduite, il faut que le candidat soit confronté à un crash test pour le sensibiliser à la problématique de la vitesse et des accidents.
(arg/fm)

source : www.tdg.ch du 10.11.2009 par Arthur Grosjean et Fedele Mendicino

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347] Et la sécurité à Lausanne ?

Sécurité lundi9 novembre 2009

«La police n’est pas seulement le bras armé de l’Etat mais surtout un service public»

Marco Danesi

Marc Vuilleumier. «Le recrutement de dix nouveaux policiers pour mener la vie dure aux dealers dans la rue est une mesure répressive et je l’assume». (Daniel Winteregg)

Marc Vuilleumier. «Le recrutement de dix nouveaux policiers pour mener la vie dure aux dealers dans la rue est une mesure répressive et je l’assume». (Daniel Winteregg)

Marc Vuilleumier, responsable de la Police et des sport à Lausanne, défend une approche de la sécurité tournée vers les besoins des citoyens. Le partenariat et le dialogue sont au cœur de son action

 

 

 

Les liens


Marc Vuilleumier dirige la Police et les sports lausannois depuis 2006. Le popiste vient de proposer l’engagement de dix agents supplémentaires pour lutter contre le trafic de drogue dans les rues de la capitale vaudoise. C’est l’occasion de l’interroger plus largement sur sa vision de la sécurité publique.

Le Temps: La sécurité est un thème qui embarrasse la gauche. Comment conciliez-vous votre responsabilité de directeur de la police lausannoise et une certaine difficulté à empoigner la question par les partis qui gouvernent la ville, dont le vôtre, le POP?

Marc Vuilleumier:   Le recrutement de dix nouveaux policiers pour mener la vie dure aux dealers dans la rue est une mesure répressive et je l’assume. Même si dans mon parti les réactions sont contrastées. En revanche, cette mesure prise isolément n’est pas suffisante. Il faut qu’elle s’intègre dans un dispositif plus vaste. Celui notamment des quatre piliers de la politique de la drogue appliquée en Suisse. Donc prévention, thérapie, réduction des risques et bien entendu répression. A gauche, on a certes tendance à vouloir comprendre la situation des gens, à remettre dans des contextes plus larges les comportements des individus. Mais cela ne veut pas dire que nous renonçons à combattre les actes illicites.

 


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– En somme, la répression n’est qu’un élément de la sécurité publique?

– Idéalement, il faudrait éliminer le besoin de recourir aux drogues via la formation, la prévention, l’information. En réalité, nous ne pouvons pas tolérer certaines activités sur le domaine public. Voilà pourquoi nous devons intervenir. La sécurité publique est un travail de fond qui concerne tout le monde. Les 45 jours d’Eric Stauffer du MCG à Genève ne sont que gesticulation. Et puis, être à gauche c’est également écouter les citoyens et ensuite agir, même avec la répression si c’est nécessaire. Quand il y a un problème, et c’est le cas avec les dealers, il ne sert à rien de le nier.

– Parlons du faux frère de la sécurité, le sentiment d’insécurité. Qu’en est-il à Lausanne?

– Un sondage que l’Observatoire de la sécurité de Lausanne, une structure originale et unique en Suisse, a commandé à MIS-Trend donne les résultats suivants: entre 2003 et 2008 le pourcentage des Lausannois qui estiment que la qualité de vie est bonne en ville est passé de 74 à 79%; le taux des personnes qui pensent que la police fait du bon travail est passé de 82 à 89%. Bref, il ne faut pas nier les problèmes, mais il ne faut pas non plus les surévaluer. Lausanne reste une ville agréable qui semble répondre aux attentes de la population malgré des faits divers, parfois très graves, qui frappent l’opinion publique. Cela dit, le sentiment existe, il faut y répondre. Les dealers, par exemple, ne créent pratiquement pas de problèmes de sécurité. En revanche, leur présence contribue fortement au sentiment d’insécurité. Voilà pourquoi nous avons décidé d’agir. Les mendiants, à leur tour, ne provoquent pratiquement pas des troubles. Par contre, ils suscitent des réactions très fortes. Pourtant, ce n’est pas avec la répression ou le renvoi des étrangers impliqués que nous résoudrons les choses. Je crois que la connaissance réciproque pourrait émousser quelque peu le rejet manifesté par une partie des citoyens.

– A part les événements médiatisés, quels sont les problèmes courants de sécurité publique à Lausanne?

– Les questions de voisinage, la petite délinquance, les trafics, les incivilités répétées. La majorité des problèmes naissent à Lausanne et se terminent à Lausanne. C’est la raison pour laquelle je me suis battu en faveur des polices municipales, les seules qui peuvent répondre à cette situation. Nous multiplions alors les contacts directs avec les gens, les associations pour élaborer des mesures concrètes tout en disant ce qui est possible et ce qui est impossible.

– Et la violence des jeunes ou le taux élevés d’étrangers auteurs d’infractions?

– Il faut relativiser et ne pas stigmatiser toute la jeunesse. Les infractions enregistrées par la police lausannoise concernant des mineurs baissent au fil des ans. En revanche, il existe un petit groupe qui recourt de plus en plus souvent à la violence. Groupe où l’on compte pas mal de récidivistes. Quant aux étrangers, je ne crois pas que l’origine puisse expliquer les comportements délictueux. D’ailleurs, dans nos communiqués, nous n’indiquons pas la nationalité des interpellés, sauf rares exceptions. Mon travail, c’est de poursuivre toutes les infractions, d’où qu’elles viennent. En revanche, les difficultés sociales ou d’intégration dont souffrent les étrangers devraient nous aider à comprendre pourquoi la délinquance les touche autant.

= > Lire la suite sur : www.letemps.ch

source : www.letemps.ch du 09.11.2009 par Marco Danesi

 

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09 novembre 2009

346] Monica Bonfanti explique les mesures qui vont être entreprises par la police pour combattre les accidents de la route

logo_TDGAccidents mortels sur les routes: Monica Bonfanti réagit

SÉCURITÉ | La cheffe de la police explique ce qu'elle fait pour lutter contre les chauffards.

© C. Bonzon | Monica Bonfanti, cheffe de la police genevoise.

Liens en relation avec l'article :

Arthur Grosjean | 09.11.2009 | 15:30

"Cinq morts en 6 jours, c'est beaucoup trop" estime la cheffe de la police Monica Bonfanti. Celle-ci annonce un renforcement des contrôles sur la route dans le cadre de l'opération "Visiroute" qui a démarré le 1er novembre.

Dans une interview à paraître demain dans la Tribune de Genève, elle se dit favorable à des mesures plus drastiques pour arrêter l'hécatombe chez les jeunes. Elle plaide par exemple pour que les chauffards soient privés de permis de circulation plus longtemps qu'actuellement. Faut-il s'attendre à des contrôles massifs le week-end prochain à Genève? Réponse dans notre vidéo:

source : www.tdg.ch du 09.11.2009 Par Arthur Grosjean

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345] Pâquis : les agents privés font leurs premières rondes

logo_TDGs_curit__p_quis_tdg_09

source : www.tdg.ch du 09.11.2009 par Thierry Mertenat

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08 novembre 2009

344] Des agents de sécurité privés patrouilleront aux Pâquis dès lundi

Genève samedi 7 novembre 2009

Les commerçants des Pâquis s’en remettent à la sécurité privée

Christian Lecomte

Laurent Moutinot. (Daniel Winteregg)

Laurent Moutinot. (Daniel Winteregg)

Les commerçants ont obtenu l’autorisation de l’Etat de faire appel à une société du canton

 

 

Les liens


Dès ce week-end, deux agents de sécurité privée patrouilleront dans les rues des Pâquis, où continuent à sévir des bandes organisées. Vingt-quatre commerçants ont obtenu l’accord du Département des institutions d’engager ce personnel recruté par la société genevoise MIB. Chef de ce département, le socialiste Laurent Moutinot, interrogé par la TSR, a décrit la présence de ces agents comme une «excellente chose, même s’il est regrettable d’en arriver là». Une phrase perçue comme un aveu de faiblesse devant la montée de la délinquance aux Pâquis.

La ronde des agents se fera le soir et pendant la nuit dans un périmètre autour de la rue de Fribourg, artère où sont concentrés les fameux «zizous». Alain Bittar, qui tient la librairie arabe L’Olivier, explique: «Environ 300 jeunes, pour la plupart de nationalité algérienne, sont en train de ruiner notre vie de quartier, jusqu’à remettre en cause son cosmopolitisme légendaire. Nous réclamons en vain depuis des années une police de proximité. Contre l’angélisme de la gauche et le pragmatisme machiavélique de la droite, nous avons décidé d’agir en assurant notre propre sécurité.»

source : www.letemps.ch du 07.11.2009 par Christian Lecomte

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06 novembre 2009

343] C'est la rentrée pour les nouveaux députés !

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source : www.tdg.ch par Marc Bretton

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