Blog sur l'actualité du député Olivier Jornot

Blog d'infomation sur l'actualité du député libéral genevois Olivier Jornot.

29 juillet 2009

271] L'ouverture de la nouvelle école d'avocature reportée à 2011

L’ouverture de l’école d’avocature est reportée d’une année .


Le passage de l’actuel système de stage à la nouvelle formation prend plus de temps que prévu.

L’ouverture de la nouvelle école d’avocats prévue pour l’année prochaine a été reportée à 2011 (nos éditions du 7 janvier 2009). Le principe a été voté à l’unanimité le 25 juin dernier par le Grand Conseil.
Pourquoi ce retard ? «Afin de disposer de suffisamment de temps pour faire connaître cette nouvelle formation», explique Christian Bovet, doyen de la Faculté de droit. De passer en douceur du système actuel
au système futur. Et d’ouvrir cette école au moment où entrera en vigueur dans toute la Suisse la nouvelle procédure unifiée. «En fait, il s’agit simplement d’une question de rythme, précise notre interlocuteur,il n’y a aucun problème au niveau de la réalisation du projet lui-même.»

Huit ans pour échouer. Aujourd’hui, le stage pour obtenir son brevet d’avocat dure deux ans. Dès 2011, après
son diplôme de droit, il faudra entrer à l’école d’avocature durant un semestre. Des examens sanctionneront cette formation au bout de six mois et seuls ceux qui l’auront réussie pourront
commencer un stage d’avocat de dix-huit mois.
Tous les milieux concernés sont favorables à la création de cette école. «Il y a un nombre d’échecs trop important à la fin du stage, indique Me Vincent Jeanneret. Or aujourd’hui, entre le master et le stage, la
formation d’avocat dure huit ans. Huit ans de formation pour échouer à la fin, ce n’est pas très satisfaisant. Le système a atteint ses limites. L’école d’avocature sera un premier test pour le candidat, il comprendra
s’il est fait pour ce métier ou pas. En principe, s’il réussit ces examens, il devrait également réussir ceux de fin de stage qui deviendront dorénavant plus pratiques et moins éliminatoires.»

Autre avantage: les candidats pourront assimiler avant leur stage des éléments de procédure importants qu’ils n’apprennent pas à la fac de droit.
«Le patron de stage y trouve également un avantage, poursuit Me Jeanneret, puisque le jeune en formation pourra consacrer ses dix-huit mois de stage à l’étude dans laquelle il travaille. Il n’aura plus à suivre des cours durant cette période.»

Catherine Focas

source : www.tdg.ch du 29.07.2009 par Catherine Focas

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23 juillet 2009

270] Les Libéraux présentent deux candidats pour la succession de Pascal Couchepin au Conseil Fédéral

Course au Conseil fédéral: double ticket à Genève

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Martine Brunschwig Graf et Christian Lüscher choisis par les libéraux genevois [Keystone]

23.07.2009 21:38

Martine Brunschwig Graf sera la candidate des libéraux genevois avec Christian Lüscher. Les libéraux genevois lancent Martine Brunschwig Graf et Christian Lüscher, tous deux conseillers nationaux, dans la course pour la succession de Pascal Couchepin au Conseil fédéral. Les 150 délégués réunis jeudi soir en assemblée ont opté pour le double ticket.

Christian Lüscher est aussi le candidat des libéraux genevois.

Les militants ont suivi le mot d'ordre de leur président Michel Halpérin en choisissant de ne pas choisir entre "deux candidats de talent". Le vote s'est conclu par 75 votes pour la double candidature et 55 contre. Le parti libéral genevois présentera donc ce double ticket au groupe PLR à Berne.

A quelques mois des élections cantonales genevoises, cette décision était attendue car les libéraux n'avaient pas intérêt à se diviser. Lors du débat, quelques délégués, dont Jacques-Simon Eggly, ancien président des libéraux suisse, ont tout de même soutenu une candidature unique argumentant qu'elle aurait beaucoup plus de poids.

ats/lan

Les autres prétendants au siège de Couchepin

Les candidatures de Martine Brunschwig Graf, 59 ans, et de Christian Lüscher, 46 ans, interviennent après celle du conseiller aux Etats neuchâtelois Didier Burkhalter, 49 ans.

Dans le canton de Vaud, on spécule sur une candidature du président du Conseil d'Etat Pascal Broulis.

Mais le Tessinois Fulvio Pelli, président du Parti libéral-radical suisse, est considéré comme le candidat ayant le plus de chances d'accéder au gouvernement, même s'il a jusqu'ici refusé de briguer le poste.

source : www.tsr.ch du 23.07.09

mais aussi :

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Martine Brunschwig Graf sera la candidate des libéraux genevois avec Christian Lüscher. [TSR]

Les libéraux genevois lancent Martine Brunschwig Graf et Christian Lüscher, tous deux conseillers nationaux, dans la course pour la succession de Pascal Couchepin au Conseil fédéral. Les 150 délégués réunis jeudi soir en assemblée ont opté pour le double ticket.

Les militants ont suivi le mot d'ordre de leur président Michel Halpérin en choisissant de ne pas choisir entre "deux candidats de talent". Le vote s'est conclu par 75 votes pour la double candidature et 55 contre. Le parti libéral genevois présentera donc ce double ticket au groupe PLR à Berne.

A quelques mois des élections cantonales genevoises, cette décision était attendue car les libéraux n'avaient pas intérêt à se diviser. Lors du débat, quelques délégués, dont Jacques-Simon Eggly, ancien président des libéraux suisse, ont tout de même soutenu une candidature unique argumentant qu'elle aurait beaucoup plus de poids.

Pour la collégialité

Martine Brunschwig Graf sera la candidate des libéraux genevois avec Christian Lüscher. [TSR] Les discussions ont eu lieu en l'absence des deux principaux intéressés. Ils avaient pu un peu plus tôt défendre leur vision de la politique fédérale. La favorite Martine Brunschwig Graf a ouvert les feux.

Dans un discours très sobre, Martine Brunschwig Graf a regretté que la Suisse se place actuellement en position de faiblesse sur le plan international. Elle a exigé des autres le respect des règles, notamment dans le domaine de la fiscalité.

"Gouverner est tout un art, il faut savoir faire des compromis mais sans compromission", a ajouté la vice-présidente du groupe parlementaire PLR à Berne. Elle estime que le gouvernement doit retrouver la voie de la gouvernance collégiale et cesser d'utiliser la presse dominicale comme canal de communication. Elle a conclu en citant Montesquieu.

"Au service de mon pays"

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Christian Lüscher est aussi le candidat des libéraux genevois. [Keystone]

L'outsider Christian Lüscher a attaqué son plaidoyer en évoquant les effets de la crise financière et économique. "Le pays est isolé au niveau international et le Conseil fédéral a la responsabilité de mettre en oeuvre des mécanisme pour y remédier", a relevé l'avocat.

Il veut que la Suisse renoue des relations harmonieuses avec les Etats-Unis en résolvant le problème UBS. "Certains me trouvent trop jeune, trop peu expérimenté ou trop ambitieux, mais je trouve normal à 45 ans de mettre toute mon énergie au service de mon pays". Il a souligné son véritable coup de foudre pour la Berne fédérale. "Je m'y meus avec passion et avec une certaine efficacité", a-t-il ajouté avec aplomb.

ats/lan

source : www.tsr.ch du 23.07.09

lien :

logo_TDGBrunschwig Graf et Luscher candidats des libéraux genevois

SUCCESSION COUCHEPIN | Le Parti libéral genevois a décidé ce soir de présenter Martine Brunschwig Graf et Christian Luscher au groupe parlementaire libéral radical à Berne comme candidats au siège que Pascal Couchepin quittera le 31 octobre.

 

© DR |

Liens en relation avec l'article :

Eric Budry/JFM | 23.07.2009 | 21:20

La proposition de la double candidature recommandée par la présidence du parti a été adoptée par 75 voix sur 130 bulletins valables au terme d'un débat d'une heure et demie.

Tous deux bien connus des délégués, les conseillers nationaux ont orienté leur discours sur leur vision de la politique fédérale. Ils ont ensuite quitté la salle du château de Penthe, où un débat intense et de très bonne tenue a égrené les avantages et les inconvénients d'un double ticket.

Cette majorité de 57% pour la double candidature a clos la soirée et évité au parti libéral genevois, à moins de trois mois des élections du Grand Conseil et du Conseil d'Etat, d'ouvrir une discussion qui aurait sans doute été moins sereine sur la sélection d'un seul champion.

source : www.tdg.ch du 23.07.2009 par Eric Budry et JMF

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21 juillet 2009

269] La police engage des personnes handicapées ... Exemple à suivre ... !

La police tente avec bonheur l’intégration de handicapés

La grande maison a été récompensée pour avoir offert leur chance à trois personnes avec un handicap.

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La police félicitée . De gauche à droite : Pierre-Albert Luyet Président du conseil de direction de l'Orif. Nathalie Zonca, assistante des ressources humaines, et Monica Bonfanti cheffe de la Police (LDD)

«Merci patrons!»C’est ainsi que s’intitulait la manifestation qui a récemment permis de récompenser trois employeurs pour leurs efforts d’insertion de personnes atteintes dans leur santé. L’un de ces patrons-là est un peu particulier, puisqu’il s’agit du corps de police (les deux autres primés sont la Coop et la Fédération des métiers du bâtiment). On l’oublie en effet parfois, la police est également l’un des gros employeurs du canton puisqu’elle compte 1670 collaborateurs.

Mise sur pied par l’Organisation romande pour l’intégration et la formation professionnelle (Orif) dans son centre de Vernier, la remise de récompenses a permis de découvrir une facette peu connue de la grande maison: sa capacité formatrice et la diversité des métiers qui y cohabitent (50).

L’aventure de l’intégration de handicapés a commencé un peu par hasard, a reconnu lors de son discours Monica Bonfanti, la cheffe de la police. C’est en janvier 2008 que tout a débuté, alors que les ressources humaines cherchaient à repourvoir un poste à la centrale d’engagement et de surveillance de l’autoroute. La candidature qui est sortie du lot était celle de Harris, un jeune homme dont la particularité est de se déplacer en fauteuil roulant. Peu importe! C’est lui qui a été choisi pour effectuer le stage.

L’Orif est arrivée

C’est à partir de là que la collaboration avec l’Orif – nécessaire pour l’encadrement – s’est intensifiée. Un second stage est offert à une jeune femme, Valentine, dépourvue de bras. Elle appuiera notamment la ligne verte ouverte durant l’Euro 08 en utilisant un téléphone adapté à son handicap. Enfin, Olivier, un ancien bûcheron reconverti suite à un grave accident, a, lui, obtenu un engagement ferme après son stage dans le service de l’intendance.

«Ces situations ont demandé de la part de mon personnel un investissement qui va au-delà des simples aspects métiers, a tenu à souligner Monica Bonfanti lors de la cérémonie. C’est pour cette raison que j’ai voulu que ce prix soit remis à Mme Nathalie Zonca.» C’est en effet grâce à l’engagement de cette femme, assistante en ressources humaines, que la police s’est engagée dans ce processus. Car ces premières expériences ont été si positives qu’elles auront une suite.

L’envie de continuer

«Il y a environ trois ans que nous avons lancé le projet d’intégrer des personnes handicapées au sein de nos services administratifs, explique Jean Sanchez, chef adjoint de la police. L’idée a été accueillie par des abstentions polies. Mais après ces trois réalisations concrètes, je suis certain que nous allons pouvoir continuer.»

Christian Haas, le responsable des ressources humaines, n’hésite pas. «Nous recommencerons en septembre. Les réticences de départ ont rapidement disparu au contact de ces gens. L’un des effets positifs de ces rencontres, c’est que cela renvoie chacun à sa vulnérabilité, à ce qui peut arriver dans le cadre professionnel ou privé. C’est important dans un métier à risque comme le nôtre.»

Eric Budry

source : www.tdg.ch du 21.07.2009 par Eric Budry

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268] Me Bonnant se rêvait ambassadeur écrivain comme Paul Morand ...

Regards d'été

Quinze ans. La fin de l’enfance, mais pas encore l’âge adulte. Que se passait-il dans la tête de ces personnalités genevoises au beau milieu de l’adolescence? (1/10)

«Je voulais être ambassadeur comme papa»

Marc Bonnant était un adolescent heureux. Un littéraire, mais pas un rêveur ni un romantique: «Les douleurs du jeune Werther m’ont été épargnées.»

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Me Marc Bonnant dans son étude en haut. Adolescent (à gauche), il se rêvait, en ambassadeur écrivain, sur le modèle de Paul Morand. (Olivier Vogelsang)

CATHERINE FOCAS

«Ce sont mes filles qui me l’ont donné, en disant: «Papa, c’est un érotisme de ta génération.» Il désigne un ouvrage du photographe Helmut Newton dont il ajoute négligemment qu’il a été son client «à l’époque». De l’autre côté de la pièce, dans cet hôtel particulier proche de l’église russe, des ouvrages de saint Augustin, une édition du XVIe. Egalement un cadeau de ses filles: «Vous voyez, je me trouve entre l’érotisme débridé de Newton et les Pères de l’Eglise.»

Comment décrire Marc Bonnant, orateur hors pair, maître incontesté de l’éloquence dans le monde francophone? Avec perfidie, comme Le Nouvel Obs, qui, à l’occasion du procès de Cécile B. en juin dernier, décochait une flèche à cet avocat «de toute évidence échappé en catastrophe du XVIIIe» avec «sa chevelure poudrée» et «sa phrase saupoudrée d’imparfaits du subjonctif»? Non. Plutôt avec la fascination admirative et mélancolique d’un collectionneur observant un spécimen rare et délicat en voie de disparition.

Cette image Ancien Régime, l’homme d’ailleurs la cultive. Aujourd’hui, comme à 15 ans, il n’aime pas les révolutions. Il n’aime pas la Révolution. Il se souvient du Collège Calvin, qu’il fréquentait à l’époque, comme d’«un temps heureux où l’école n’était pas mixte, où nous avions des maîtres et pas des enseignants, encore moins des animateurs». Il poursuit: «Nous n’avions aucune conscience politique. La conscience politique et la révolte viendront chez beaucoup d’entre nous plus tard; chez moi, elle n’est jamais venue.»

Ni mal de vivre ni rébellion

Ni mal de vivre ni rébellion chez cet adolescent qui s’accommodait de l’ordre établi: «Je ne rêvais pas d’un monde pacifié, considérant la paix comme une léthargie. Je n’étais pas choqué par l’injustice et l’inégalité. Mieux, je les aimais, elles sont le moteur de toute chose. La condition même de tous les dépassements.» Il admet volontiers que le milieu bourgeois dans lequel il baignait contribuait à cette «aristocratique indifférence». Et s’étonne aujourd’hui de constater que ses propres enfants ne la partagent pas: «Réellement et pas par pose, ce qui se passe au Darfour ou au Bangladesh les touche et les bouleverse.»

Pas de révolte non plus à l’encontre de l’image parentale: «J’étais gravement amoureux de ma mère et je n’ai jamais voulu tuer mon père. Il était ambassadeur et je voulais être ambassadeur comme papa. J’avais à l’esprit Claudel et Paul Morand. Ambassadeur et écrivain, ça me paraissait un rêve réaliste.» Mais lorsqu’il se présente au concours à Berne, il est accueilli par un fonctionnaire au col dégrafé, qui a «fait ce qu’il ne faut jamais me faire: il m’a tenu des propos concrets. Il m’a parlé de classe, de salaire, de choses contingentes et haïssables.» Du coup, Marc Bonnant ne sera pas diplomate mais avocat. Il fera son stage chez Roland Steiner: «Un immense avocat à l’intelligence fulgurante et à la voix presque aussi belle que celle d’Halpérin. J’ai aimé cette profession parce que je l’ai aimé lui.»

Des rêves qui sont restés des rêves, il en a eu. Au moins un. De son adolescence si littéraire – il se levait à 4 h du matin pour lire Gide ou des fragments des présocratiques – il a conçu une grande admiration pour Paul Valéry: «Je ne doute pas que vers 15 ans, je devais, dans des moments d’exaltation, d’altération de la conscience, me dire que je serais Valéry ou rien. Constatant très vite que je n’étais rien, cela ne m’a pas désespéré, mais m’a conduit à une réflexion qui se poursuit encore: que fait-on avec rien? Et mon étonnement, c’est qu’on peut faire des choses.»

«Je ne me rêvais pas autre»

A 15 ans, Marc Bonnant se sentait heureux: «Les douleurs du jeune Werther m’ont été épargnées. Je n’avais pas l’âme romantique. Rien ne m’était plus étranger que les rêveries de Jean-Jacques Rousseau que je lisais avec une profonde irritation. Et, comme par modestie, je ne me rêvais pas autre. Cela m’a évité des douleurs. Encore aujourd’hui, je ne vis pas la frustration de ne pas avoir eu un destin.» Mais ce destin, vous l’avez eu? «Une carrière oui, ce n’est pas la même chose.»

Bio express

❚ Marc Bonnant est né au Tessin le 29 octobre 1944. Fils de diplomates, il a vécu à Berne, à Milan, au Portugal et à Hongkong. Il ne s’est installé à Genève qu’à l’âge de 15 ans. C’est à ce moment-là qu’il a appris le français. Sa langue maternelle étant l’italien. En 1971, il obtient son brevet d’avocat. Divorcé, il s’est remarié voici trente ans. Il a deux filles de son premier mariage. CF

source : www.tdg.ch du 20.07.2009 par Catherine Focas

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04 juillet 2009

267] Réforme de la justice genevoise : La droite gagne une manche

genève samedi 4 juillet 2009

Rôle du procureur général: la droite gagne une manche

Cynthia Gani

La commission du Grand Conseil penche, pour l’heure, pour un ministère public hiérarchisé

C’est l’une des pierres d’achoppement du débat sur la réforme de la justice genevoise. Et elle a déjà fait l’objet, jeudi, d’un vote important au sein de la commission parlementaire «Justice 2011»: quel sera le rôle du procureur général dans un Parquet remodelé en fonction des exigences du nouveau Code de procédure pénale fédérale? En commission, deux visions s’affrontent: la droite plaide pour un Ministère public très hiérarchisé, avec un procureur général aux pouvoirs renforcés; alors que la gauche et le Conseil d’Etat préfèrent un système plus souple, où les procureurs conservent une grande autonomie dans leur travail. Or, comme l’a appris Le Temps, la droite vient de gagner une manche: elle a imposé jeudi, par la force de sa majorité, sa vision du futur Parquet. C’est en tout cas ainsi que s’est conclu le deuxième débat en commission. Et vu le rapport des forces, il semble peu probable que la situation se renverse lors du vote final en août.

«Le patron d’une équipe»

La commission ad hoc Justice 2011, chargée de plancher sur les modifications liées à l’entrée en vigueur de la nouvelle procédure pénale, travaille de manière assez consensuelle, sauf sur quelques points chauds, comme l’avenir du jury populaire, qui avait donné lieu à de vifs débats avant d’être supprimé par le peuple. Et maintenant, c’est le futur rôle du procureur général qui donne lieu à un classique clivage droite-gauche.

Ce qui va changer au Parquet? Conformément au droit fédéral, les juges d’instruction vont disparaître. Ils seront rapatriés au Ministère public, qui se retrouvera avec 36 procureurs chargés de mener les enquêtes criminelles puis de soutenir l’accusation, au lieu de 11 actuellement. Une hausse des effectifs qui force à repenser l’organisation.

Tant dans le milieu judiciaire qu’au sein de la classe politique, deux camps s’affrontent. Certains membres du Parquet, soutenus par la droite, réclament un système hiérarchisé, avec trois à cinq sections dirigées par autant de premiers procureurs, eux-mêmes désignés par le procureur général Daniel Zappelli lui-même.

«Il faut profiter de la possibilité offerte par le nouveau code pour faire évoluer notre modèle en créant ces postes de premiers procureurs, estime le libéral Olivier Jornot, rapporteur de la commission. C’est une question de culture d’entreprise: j’estime que le procureur général doit rester le patron d’une équipe.»

«Pas de garde-fous»

A gauche, ainsi que du côté des juges d’instruction, habitués à travailler de manière autonome, on préfère «défendre au maximum l’indépendance des procureurs, d’autant qu’il n’y aura plus de juges d’instruction», explique la socialiste Anne Emery-Torrracinta, membre de la commission.

L’élue redoute qu’avec le système défendu par la droite, on assiste à des dérives: le procureur général pourrait décider de retirer le dossier à un procureur parce qu’il désapprouve la tournure que prend une enquête, affirme-t-elle. «Il n’y aura pas de garde-fous.» La socialiste estime par ailleurs que le chiffre de 36 reste raisonnable, et qu’il est possible, dans un canton-ville comme Genève, que Daniel Zappelli organise une séance par semaine avec son équipe pour faire assurer une cohérence sur la politique menée au Parquet.

Compromis balayé

Face à l’affrontement des fronts, le Conseil d’Etat a tenté d’élaborer un compromis: son projet de loi prévoit que sur proposition de Daniel Zappelli, les quatre premiers procureurs sont élus par les 36 autres membres du Parquet et jouent un rôle plutôt administratif. Une proposition balayée par la majorité de droite de la commission Justice 2011, qui a remanié à sa sauce les articles du projet gouvernemental concernant le Ministère public. Après le vote final qui aura lieu en août, la droite devra encore convaincre le plénum, à l’automne, de suivre la voie de la hiérarchisation.

Sans oublier que le rôle du procureur général ne constitue que l’un des points de l’ambitieuse réforme que la commission espère présenter au parlement avant la fin de la législature, cet automne.

source : www.letemps.ch du 21 juillet 2009 par Cynthia Gani

Les liens

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